Immersion au cœur d’un trek orientation hivernal

Réveil à 6h, je finis mon pique nique, un bon petit-déjeuner et je pars charger la voiture. Sac de randonnée, raquettes, bâtons, et une bonne paire de chaussures de montagne. Avec Philipine nous partons pour deux jours en montagne pour un stage d’orientation en hiver. Direction la gare de Montmélian pour rejoindre Maxime et Clément qui partageront notre trajet. Rien ne vaut un bon covoiturage pour échanger autour du programme, de l’orientation et les prochaines dates du proba’. 

Après une heure de route et une belle petite route de montagne, nous rejoignons le reste du groupe. Sur le parking, dans ce petit hameau du Mollaret à Montgellafrey, nous faisons connaissance. Autour d’un café ou d’un thé servi par Maxime, qui sera notre formateur, nous échangeons sur nos parcours, nos montagnes. 

Le groupe au complet, il est temps de commencer le stage. Max’ nous présente les boussoles, et fait le point sur comment s’en servir. Nous recevons tous notre carte, avec les balises à trouver pour nous mener au refuge. Tout le monde est équipé, on ferme la voiture et direction les sentiers. Nous sommes 8 ce matin, Maxime, Clément qui est aspirant accompagnateur, venu en observation sur le stage. Mais aussi Charlène, Lizza, Victorien et Michel qui ont pour projet de passer la formation d’accompagnateur en montagne. Et enfin Philipine, amatrice de CO, venue se perfectionner et profiter d’un week-end en montagne. Mon rôle à moi ? Vous faire découvrir le stage de l’intérieur !

Nous avons 6 balises à trouver, chaque membre du groupe nous guidera un à un à sa balise. Avec un départ à 1300 m, les raquettes sont sur le sac et très vite nous rangeons notre veste dans le sac. Première balise, nous découvrons la difficulté à lire le relief sur une carte. Un petit névé épargné par les conditions printanières servira de tableau pour Maxime. Et armé de son bâton de randonnée, il laisse libre court à son talent de dessinateur pour nous illustrer les courbes de niveaux.

Nous enchaînons les balises et enfin la neige s’accumule sous nos pas. Pas de quoi chausser les raquettes, mais le paysage s’en trouve embelli. Maxime et Clément introduisent alors l’utilisation des boussoles. À l’aide de nos outils, nous déterminons l’axe à suivre pour rejoindre notre balise. Et c’est au bout de 3h de randonnée et d’orientation que nous arrivons devant le refuge. Un bon pique-nique, une visite du magnifique refuge de la Grande Léchère et c’est reparti. 

Cette après-midi, nous montons au dessus du refuge qui se situe à 1700m. La neige étant présente, nous sortons les raquettes, allumons nos DVA. Après un Check Group, Maxime et Clément nous briefent sur l’activité de l’après midi. 8 balises à trouver, toujours en emmenant un à un le groupe à la balise. Un parcours plus long, plus haut, avec des grands champs de neige. À chaque balise, nous faisons le point sur la meilleure stratégie à aborder, chacun pose ses questions. Maxime et Clément sont bien à l’écoute et répondent à toutes les questions. Avant de partir pour sa balise, on la définit, indique l’itinéraire, et les repères à prendre sur le terrain. Si les infos données sont cohérentes, feu vert de la part de Maxime. 

Entre grand pré, forêt, ou crête rocailleuse, nous évoluons vers les 2000 m d’altitude, point culminant de notre journée. Chacun évolue à son rythme et prend son temps pour assimiler toutes les notions de l’orientation. De l’entraide naît et chacun donne son conseil. La redescente entre forêt, combe, arête s’effectue sous un soleil couchant. La frontale sera-t-elle de sortie ? Je profite de la “Golden Hour” pour immortaliser ces beaux moments en montagne. L’enchaînement des balises et des conseils nous mène tranquillement au refuge. La nuit tombe mais nous sommes déjà bien au chaud chez Jean-Paul. Débriefing rapide des notions abordées, mais nous cheminons rapidement vers notre nouvelle épreuve. Finir la cuisine généreuse de Jean-Paul, du Refuge du Lac de la Grande Léchère. 

Le réveil est mis pour 7h50, mais dès 7h20, Maxime se lève en me soufflant “lever de soleil de ouf”. Direction la terrasse du refuge, le trépied et le téléphone. Un ciel qui s’embrase et un lever de soleil sur le massif de Belledonne et le Pic de l’Étendard. La température est bien trop agréable pour un matin de février. Pas de regel cette nuit, et un iso 0°C à 3500 m d’altitude aujourd’hui. Un copieux petit déjeuner, puis un briefing pour l’activité du matin. Mais avant d’être lâché dans la nature, petit cours théorique sur l’orientation en montagne, la légende sur carte IGN. Après un épisode “scrabble” et l’ensemble du vocabulaire pour définir les mouvements de terrain, la matinée peut commencer. 

Un exercice en solitaire, sur le parcours permanent de CO installé il y a quelques années par Maxime. Munis d’un talkie, de leur carte et de leur boussole, tous s’élancent sur le parcours. Pour ma part, je vais me placer sur certaines balises pour prendre des photos et aider si besoin. Un exercice assez intéressant car chacun a pu identifier ses faiblesses qui hier étaient compensées par le groupe. Les traces dans la neige influençant à la fois positivement et négativement les décisions de chacun. Après plus d’une heure dans la neige tout le monde retourne au refuge. Gros débriefing, de nouveaux conseils et apports théorique mais aussi pas mal d’information sur l’épreuve du proba.

Vient l’heure du pique-nique, que nous prenons au refuge, puis la descente, retour aux voitures. Bien évidemment, cette descente se fera aussi en passant par des balises. Tout le groupe se retrouve à nouveau guidé par un membre du groupe. L’exercice monte en difficulté, Maxime devient aussi plus exigeant sur la précision de l’itinéraire ou la pertinence de certaines informations. Mais les connaissances acquises depuis hier permettent de mieux appréhender la recherche des balises. Des nouvelles notions sont abordées par Clément et Maxime. Le groupe progresse bien et malgré quelques pièges sur la carte (clairière qui s’agrandit, ou forêt qui évolue), tout le groupe rejoint la dernière balise. Nous rejoignons la voiture avec une petite portion de route, où nous en profitons pour faire un débriefing des deux jours de stage.

Retour à la voiture où chacun continue de débriefer et planifier sa préparation au probatoire. Il ne reste plus qu’à se dire au revoir et bonne chance pour la suite après ces deux magnifiques jours en montagne.

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